CD63 / S. Nassoy
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Admirer les entrelacs colorés de l’abbatiale Saint-Austremoine à Issoire

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Sébastien & Lola

Si le Finistère, Bretagne, est bien notre port d'attache, c'est sur les routes que nous trouvons notre inspiration. Freelensers

Au cœur de l’abbatiale d’Issoire

Ville carrefour d’échanges, entre plaines et montagnes, Issoire s’est métamorphosée au fil des siècles. La ville s’est développée autour de son abbaye, protégée par de lourds remparts tombés au XIXe siècle. La visite de l’abbatiale est indispensable pour découvrir Issoire. En plus d’être l’une des églises majeures de l’architecture romane auvergnate, elle concentre en son sein toute l’essence de l’histoire de la ville.

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DÉCOUVERTE D'UN JOYAU

Brève histoire de l’abbatiale d’Issoire

L’abbatiale prend racine dès le IIIe siècle, lorsque le Pape envoie des évangélisateurs en Gaule. L’un d’entre eux, Stremonius (qui deviendra Austremoine) s’installe en Auvergne et fonde un premier lieu de culte à Issoire. Il deviendra le premier évêque de Clermont, dont le nom reste ancré dans l’histoire des lieux. Les siècles passant, l’édifice se voit métamorphosé. À la fin du XIe siècle, l’abbaye est reconstruite dans un style roman très en vogue.
Entre les guerres de Religion au XVIe siècle et la Révolution française, l’abbaye connaît des heures sombres, délaissée par manque de moyens financiers. L’ordre monastique qui y officiait est forcé à quitter les lieux lors de la suppression des ordres religieux et l’état général du bâtiment se dégrade.

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PRESERVATION

Art sacré

L’édifice connaît une seconde jeunesse au XIXe siècle, lorsque les monuments et le patrimoine architectural connaissent un regain d’intérêt. La préservation du capital historique français devient une priorité et un fonds dédié à l’appellation Monument Historique est créé en 1819. L’abbatiale d’Issoire devient l’un des premiers édifices à être classé, en 1840, permettant par la suite de nombreuses opérations de restauration.

C’est donc sous un éclat nouveau que se présente l’abbatiale d’Issoire aujourd’hui, arborant avec majesté une architecture romane auvergnate. Après avoir traversé des siècles d’une histoire riche et mouvementée, le monument ouvre ses portes aux public et dévoile tous ses secrets.

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VISITER

Un édifice impressionnant

Tout voyageur qui s’approche de l’abbatiale d’Issoire est frappé par les dimensions surprenantes de l’édifice : 65 mètres de long, 17 mètres de large et 23 mètres de hauteur sous la coupole.

L’extérieur et ses détails
Les parois extérieures de l’édifice sont richement ornées et l’on remarque immédiatement la diversité des motifs et des couleurs du chevet à cinq chapelles. L’arkose, un type de grès utilisé pour la construction de l’édifice, se mêle à la pierre volcanique dans un ensemble polychrome du plus bel effet.

Sculptures et bas-reliefs achèvent de donner vie à cette paroi extérieure splendide : on y trouve cordons de billettes, chapiteaux, modillons à copeaux et médaillons du Zodiaque. Ces symboles, aux racines païennes, sont repris au Moyen-Âge dans l’iconographie chrétienne, le nombre 12 faisant référence aux apôtres du Christ. Un 13e signe vient s’ajouter à la façade, un griffon, attribut courant de l’art roman qui puise son inspiration dans le bestiaire des animaux étranges.

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Un intérieur coloré
L’abbatiale d’Issoire est construite sur un modèle classique composé d’une nef, d’un transept et d’un chœur. La particularité de son intérieur, c’est bien sûr les couleurs chaleureuses qui ornent les voûtes et colonnes. Peints en 1859 par Anatalole Dauvergne et Antonius Mayoli, ces motifs associent géométrie et frise végétale, dans un entrelacs en harmonie avec l’architecture de l’église. Dans le respect du style des édifices religieux au Moyen-âge, l’intégralité de la pierre est peinte dans des tons chauds réconfortants.

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« On remarque des chapiteaux sculptés représentant tantôt la Passion et la Résurrection du Christ, tantôt un bestiaire fantastique dont des centaures ou des aigles. Les détails sont si nombreux que l’on pourrait y rester des heures pour admirer chaque élément. À l’avant-nef, un grand orgue de tribune de 33 jeux domine le visiteur. »

La crypte, le secret de l’abbatiale

Le secret de l’abbatiale d’Issoire repose dans sa crypte, dont l’entrée se situe de part et d’autre du chœur. Des escaliers mènent à cette superbe pièce, que les peintres ont laissé brute. Vingt-deux colonnes extérieures à chapiteaux encadrent un autel consacré à la Vierge. Une châsse émaillée datée du 13e siècle renferme les reliques de Saint-Austremoine.

Pour découvrir les incontournables d’Issoire, l’office de tourisme propose des circuits à pied en ville ou au fil de l’eau, le long de la rivière Couze Pavin. D’un style médiéval, tel qu’en témoignent la Maison aux arcades ou le portail de l’Hôtel Charrier, aux influences plus récentes, les courants architecturaux se côtoient harmonieusement, pour le plus grand plaisir des visiteurs. Assurément, flâner en ville n’a jamais été aussi agréable qu’à Issoire !

Issoire,
ville aux portes du Sud
  • Wifi
  • Animaux acceptés
Issoire Site et monument historiques

Ville d'Issoire - Plus Beau Détour de France

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Abbatiale Saint-Austremoine d'Issoire

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