Chapelle Notre Dame du Roc Vignonnet
CCSA
Site et monument historiques

Chapelle Notre Dame du Roc Vignonnet

Partage :

Perché sur son roc basaltique, ce bel édifice roman est le vestige d'un prieuré bénédictin, dépendant de l'ordre de la Chaise-Dieu, édifié au début du XIIème siècle. Il surplombe la vallée de la Sumène.

Abandonnée en 1758, cette église au toit de lauzes, restaurée entre 2002 et 2007, surplombe la vallée de la Sumène et est illuminée la nuit. Le site est classé et la chapelle est classée Monuments Historiques. Située au dessus du hameau du Vignon, au sommet de la colline, on peut y accéder par le chemin escarpé puis l'escalier, sur 10min de marche.
Récupérer les clefs en Mairie, en échange d'une pièce d'identité ou à l'auberge de la Sumène.

"##Histoire
Chapelle d’un ancien château, appendice d’un couvent,…rien n’est sûr avec la chapelle du Roc Vignonnet.
Perchée sur son roc, elle semble dater de la première moitié du XIIe siècle, voire de la fin du XIe siècle et gravite dans l’orbite de la puissante abbaye bénédictine de La Chaise Dieu. Celle-ci étend alors son aire d’influencesur toute l’Auvergnedu Velay aux Combrailles, du Bourbonnais au Rouergue, et sur tout le sud de la France, le nord de l’Italie et l’Espagne.
Mais un prieuré, c’est à dire un couvent d’une dizaine de moines placé sous l’autorité d’un père prieur, une dépendance de la Chaise Dieu, aurait déjà été là presque un siècle plus tôt et aurait été fondé après 1067 sous l’influence de saint Robert. Le troisième abbé de la Chaise-Dieu, Seguin d'Escotay, venant célébrer l’épiphanie, y aurait été inhumé en 1094, après être tombé malade. Peut-être dans le cimetière jouxtant la chapelle, utilisé jusqu’en 1870 et qui compte 22 pierres tombales. Sous la mousse, deux noms seulement sont lisibles, Sudre et Juillard, déjà présents dans les registres paroissiaux du milieu du XVIIe siècle.
Selon la tradition, les corps étaient placés dans des linceuls cousus et posés sur des civières, les berles. Une fois enterrés, les berles étaient jetées du haut du rocher, en un lieu nommé la « côte des berles », que vous avez côtoyée en montant.

##Architecture
Un simple coup d’œil sur le bâtiment de la chapelle provoque l’étonnement : il semble inachevé, comme arrêté net dans sa construction. À moins qu’il ne s’agisse du reste d’un bâtiment plus grand et détruit. Un édifice à trois nefs était sans doute projeté initialement mais au XIIIe ou XIVe siècle, un mur vient clore l'embryon de nef. Une porte à arc brisé est alors ouverte, qui sera ensuite murée.
Entrons. L’œil est immédiatement attiré par l’abside, disproportionnée par rapport à la nef, trop courte. S’est-elle effondrée ? A-t-on dû arrêter sa construction faute d’argent ?
L’appareillage, c’est-à-dire l’agencement des pierres de l’abside et de sa voûte dite en « cul de four » est particulièrement remarquable, par sa finesse et la pureté des lignes.
De part et d’autre du chœur, des absidioles – des petites absides, appelées « passages bénédictins ». Si l’absidiole sud est construite d’un seul jet, en même temps que l’abside centrale, en tuf volcanique taillé provenant des carrières de Menet, on note que l’absidiole nord est un peu différente : la taille des pierres est moins soignée, les blocs plus disparates.
Quant à la nef…elle était reliée à deux bas-côtés par de grands arcs disparus, reposant sur des chapiteaux portés par de hautes colonnes. Ceux du nord portent des pommes de pin, symboles de prospérité et de vérité, et deux lions semblent veiller sur l’autel.
Au XVIIIe siècle, l'église paroissiale de Vignonnet, étroite et difficile d'accès, est progressivement délaissée au profit de la chapelle Saint-Pierre d'Antignac ; puis déclassée en 1801 et rattachée à celle d'Antignac en 1826. Définitivement abandonnée à la fin du XIXe siècle, elle tombe peu à peu en ruine jusqu’à l’effondrement de la couverture de la nef en 1920.

##Légendes
La chapelle, classée monument historique le 21 novembre 1930 est restaurée en 2004-2006. La nef retrouve enfin son toit. Dans les baies qui s’ouvrent sur le paysage, des vitraux, œuvres du peintre verrier Makaraviez, sont ajoutées en 2008. Ils relatent l’histoire et les légendes attachées au Roc Vignonnet. Au centre, celle de Saint-Robert, fondateur de l’abbaye de la Chaise Dieu venu consacrer le lieu : pour monter à la chapelle, le saint avait quitté ses sandales. Des enfants voulant s’en emparer pour s’amuser, les rayons du soleil les soulevèrent pour les mettre hors de leur portée. À gauche, de haut en bas, la légende de la bonne dame de Pratoupy, enterrée dans le cimetière. Lors de l’ouverture de sa tombe, sa main qui avait fait tant de bien fut retrouvée intacte.
En dessous, la dépouille du pape Clément VI, cousue dans une peau de cerf et veillée par les moines du Vignonnet lors de son chemin de retour en Avignon.
À droite, une légende plus noire qui explique l’existence de la cavité voûtée dans l’absidiole nord, sans doute à usage d’ossuaire. Un moine du couvent bénédictin du Vignonnet peu fait pour la vie religieuse convoitant une jeune fille l’aurait enlevée et séquestrée dans ce caveau voûté. Retrouvée vivante, elle dénonce son ravisseur qui est alors condamné à mort, attaché à une poutre et jeté du haut du rocher du Vignonnet."

Tarifs

Gratuit.

Ça peut vous intéresser
Antignac

PR 14 - Au coin de la Rhue

Antignac

PR 15 - Le rocher d'Agayrou

  • Animaux acceptés
Mise à jour le 19/01/2021 Par Office de Tourisme de Sumène Artense
Signaler une erreur
Vos favoris

Votre panier est vide.